Sfax, la ville aux mille saveurs

Sfax, la ville aux mille saveurs
Sfax, la ville aux mille saveurs
Rate this post

« J’aime lire, écrire, dessiner, peindre, voyager et rire, j’aime ma femme mes enfants. J’aime manger de la nourriture naturelle et végétarienne et par-dessus tout j’aime ma ville Sfax et tout ce qu’elle porte en elle de richesses» c’est avec Raouf Karray, artiste peintre sfaxien et amoureux de sa ville que nous commençons cette balade gourmande, dans cette ville qui cache bien ses trésors.

Malek labidi

Raouf Karray est un illustrateur, peintre, professeur engagé au cœur généreux et au souffle inépuisable. Il nous parle de Sfax, sa plus fidèle muse, cette ville gourmande qui a inspiré bon nombre de ses œuvres. Plus jeune, baroudeur et rebelle, Raouf a sillonné le monde en autostop, mais l’appelle de sa plus douce maîtresse en manque de son amant étant de plus en plus insistant, il finit par rentrer pour sublimer cette ville qui l’a vu naître. C’est donc tout naturellement que nous commençons cette carte postale avec Raouf et ses scènes de la vie quotidienne des ménagères sfaxiennes.
Récolte des olives (peinture Raouf Karray)
Le Sfaxien plante, cultive, et conduit l’olivier de façon irréprochable. Les arbres sont régulièrement et savamment taillés en ‘’gobelet’’, et la cueillette des olives est faite à la main avec soin.
Pour ce faire, les doigts sont munis de cornes de mouton, ce qui permet de faire tomber en douceur les fruits sur des bâches étalées au pied des arbres, sans en abîmer les feuilles et les tigelles.

karray

La culture de l’olive, occupe une place importante dans l’économie régionale. Aussi, les sfaxiens fières de leurs oliveraies, ont tous un rapport particulier avec cet arbre sacré.
Car les terres d’oliviers occupent la quasi-totalité de la superficie agricole de la région et emploient 54 000 agriculteurs. 
Le gouvernorat produit en moyenne 40 % de l’huile d’olive nationale, ce qui en fait le premier producteur national.

1ère escale Une médina authentique

Porte de la mer, Bâb el-bahr, la porte de la Marine, la porte du Divan, Bab Diwan, ce sont tous des noms par lesquels cette porte a été connue. Cette histoire de la porte qui s’ouvre sur la mer est aussi l’histoire d’une ville unique en Tunisie : Sfax.

Sfax est le successeur de la ville romaine de Taparura, ou, peut-être avec plus de précision, Taphrura. C’est une ville qui a été disputée par les Siciliens, les Vénitiens, les Corsaires, les Français et, plus tard, les alliés Américains et Britanniques.

Bab Diwan a été le tout premier témoin des cicatrices de l’histoire qui ont été infligées à Sfax. D’après les différentes formes dans lesquelles elle a existé, Bab Diwan a connu les mêmes blessures, les mêmes revers de la fortune, et – dans sa conformation la plus récente – une nouvelle ouverture aux besoins du commerce, de la culture et de la communication.

Ce qui est le plus frappant dans cette pittoresque médina, c’est qu’elle a gardé au fil des années son âme et sa vivacité. Sfax n’étant pas une ville attirant beaucoup de touristes, la médina est un lieu de vie et d’échanges et non pas un vestige du passé où pullulent les attrapes-touristes. Aussi, le fort, n’est pas connu seulement pour le grand nombre des mobylettes et des bicyclettes dans ses rues ; mais aussi pour le trait laborieux qui caractérise ses commerçants.
La médina de Sfax regorge d’artisans, de marchands et de négociants en tous genres.
Les produits y sont bons et fiables et les gens respectueux et souriants.
Notre première halte est chez Bouday, ce spécialiste de la tête de veau vapeur est un charmant restaurateur. Le sourire aux lèvres il nous ramène notre plat encore fumant. La cuisson est parfaitement maîtrisée, les saveurs exaltées, un régal des sens.

26 RUE DE LA REPUBLIQUE-1

Plus loin, une gourmandise sucrée nous attend en guise de dessert, c’est le fameux mille- feuille façon… Cet artisan arrive à donner à cette gourmandise, pourtant vue et revue, un goût unique. Le secret est certainement dans cette pâte croustillante et friable à souhait, à moins que ce soit la légèreté de la crème pâtissière… bref, ce dessert vaut à lui seul le déplacement au cœur de la médina.

Mes mille- feuilles à la main, je sillonne les rues de cette médina à travers les étals d’épices, de verveine et de caroube. Ma balade me mène à ce café maure mythique, le diwan au sein duquel je retrouve l’authenticité d’un bon café turc et des gourmandises traditionnelles dont seuls les sfaxiens ont le secret.
Ah ces pâtisseries sfaxiennes… Belles, sucrées, bonnes, délicieuses, parfumées, colorées, fruitées… De vrais petits bijoux de confection artisanale. Tels des joyaux dans leur écrin, ces petits trésors égayent les palais et ravissent les regards.

La pâtisserie traditionnelle sfaxienne est loin d’être un objet futile. Intimement liée à chaque instant de la vie, elle en ponctue les grands moments et en marque les événements majeurs : naissances, mariages ou fêtes religieuses s’accompagnent tous de sucreries spécifiques, faites pour l’exalter ou l’adoucir. Plongeant ses racines dans un patrimoine ancestral et sauvegardé, la pâtisserie appartient à la longue et belle histoire de cette région. On compte plus de 900 femmes s’adonnant à la confection du « hlow » à domicile…

Dans l’après midi, l’odeur du saffout d’agneau nous pousse à céder à cette gourmandise ultime de la médina. C’est dans un four spécial recouvert de « jmar », charbons chauds, que cuisent ces délicieuses brochettes d’agneau au goût unique et suave. Pour manger le meilleurs saffout de Sfax rendez-vous chez Abid, un homme charmant qui vous reçoit dans sa petite boutique comme si vous étiez invités chez lui.

Dans l’après midi, l’odeur du saffout d’agneau nous pousse à céder à cette gourmandise ultime de la médina. C’est dans un four spécial recouvert de « jmar », charbons chauds, que cuisent ces délicieuses brochettes d’agneau au goût unique et suave.
En sortant par bab Diwan, il est impossible de résister à la tentation d’un sandwich glace chez Arem, cette institution sfaxienne de la glace artisanale.

2ème escale Mme Masmoudi, le goût du fait main

Pâtisserie fine fondée en 1972 à Sfax, la Maison Masmoudi a su allier l’expertise d’un art pâtissier ancestral aux valeurs d’innovation et de créativité incarnées par sa fondatrice Madame Moufida Masmoudi.

Nous retrouvons si Ahmed Masmoudi, un homme aux affaires prospères et au sourire charmant. Il nous explique que la qualité est un enjeu stratégique pour Mme Masmoudi, pour se faire, il n’a pas hésité à investir dans un laboratoire des plus performants répondant aux normes européennes de qualité et d’hygiènes. Ici, rien n’est laissé au hasard et chaque pièce est confectionnée avec soin, tracée et enregistrée afin de préserver toutes ses qualités organoleptiques et d’assurer la qualité et le suivie du produit de la matière première à la bouche du consommateur.

Pas peu fière d’être parmi les leaders du marché de la pâtisserie orientale tunisienne, Ahmed Masmoudi se lance dans la recherche et le développement et se veut désormais créateur de nouvelles tendances… affaire à suivre.

Le défi important que relève avec brio cette entreprise est de garder le goût du fait main, l’authenticité des produits de notre terroir et la chaleur d’un accueil familiale malgré l’importance des volumes que produit cette usine à gourmandises.

masmoudi

Amel Masmoudi, la fille de Moufida s’est spécialisée dans la création de sirops naturels parfumés qu’on retrouve dans chaque point de vente de Mme Masmoudi

C’est cette rigueur dans la confection, ce souci du travail bien fait dans le respect de la tradition qui a poussé cette entreprise familiale à devenir une véritable institution de la pâtisserie orientale.

Depuis 40 ans cette entreprise est de plus en plus prospère ; elle emploie aujourd’hui plus de 400 personnes, dont 50 cadres, 17 points de ventes, 11 en Tunisie et 6 en France, dont 4 en formule pâtisserie salons de thé.

Mais le succès ne monte jamais à la tête des Masmoudi, qui entretiennent avec leurs employés des relations privilégiés et qui gardent les pieds sur terre et le sourire aux lèvres. Car la modestie, la générosité et l’entraide est un des principales trait de caractère des sfaxiens.

3ème escale Chamia Le Moulin nostalgie d’enfance

La chamia son goût unique, sa saveur douce et sucrée est certainement l’une des confiseries tunisiennes les plus prisées. Elle porte en elle la nostalgie de notre enfance et la douceur d’un bol de sorgho à la chamia ou d’une tartine de pain grillé bien chaud. Le moulin est la première entreprise de Chamia en Tunisie.

C’est feu Mr. Ahmed Triki connu pour sa générosité, sa loyauté et sa bonté d’âme qui a lancé en 1948 cette entreprise de confiserie. Derrière ce personnage imposant et rigoureux, se cachait un homme honnête et travailleur dont le premier souci était le bien être de ses employés.

C’est dans ce même état d’esprit que son fils, Nabil Triki a repris les rênes de l’entreprise, transformant cette petite affaire familiale en un fleuron de l’industrie de la confiserie nationale.

4ème escale Huillerie Fendri

Une carte postale gourmande sfaxienne n’est pas digne de ce nom sans la visite d’une huilerie régionale. C’est bien sur chez Slim Fendri, le producteur d’huile Fendri que nous nous rendons pour constater la qualité et le professionnalisme de cette entreprise familiale. Slim, nous explique son amour pour l’olive symbole de paix et de prospérité, qui a fait le bonheur de toute sa famille. Effectivement, son huile aux notes fruités et douces est certainement une des meilleures de sa catégorie. Une ultime preuve de la rigueur et de la qualité du produit sfaxien.


Couscous au fenouil
Couscous au fenouil

De
Sanafa
le 25-2-2015

  • Pour
    4
    Personnes
  • Préparation
  • Cuisson
Ingrédients

500g de couscous fin 

2 bottes de fenouil (feuilles et tiges)

3 oignons verts

1 filet d’huile d’olive

1 verre d’eau froide

5 œufs durs

300 gr de merguez

500 gr de pommes de terre pour frites (facultatif)

Préparation

Commencez par couper finement les fenouils et les oignons.

Pendant ce temps, préparez la graine de couscous en l’arrosant d’abord d’huile et en ajoutant petit à petit l’eau, (1/2 verre). On la travaille entre les paumes de la main au fur et à mesure : on doit pouvoir sentir qu’elle a gonflé et qu’elle n’est plus rugueuse. 

Quand le couscous est bien sec, rajoutez les verts de fenouil et l’oignon coupé , mettez le tout dans le haut du couscoussier et cuisez l’ensemble pendant 40 à 45mn max.

Laissez alors reposer avant de mélanger le couscous avec la sauce.

Vous pouvez rajouter à ce couscous, un œuf dur par personne, des merguez et des frites.

Retour
Moulin d Or
salima
motif hr
icon13

DANS MA CUISINE 

  • profilVotre compte
  • Mon carnetMon Carnet
  • Mes menusMon Menu
  • Forum sanafaLe Forum
motif 2
icon17
Pas le temps
de faire les courses ?
Vos Ingrédients
Nos suggestions
icon18
motif18
icon20

Le blog du mois

Nom du blog : Délices et Caprices
Personne qui tient le blog : Ibtissem El Harran 
Lien :
 https://titissemcaprices.blogspot.fr/