Le mehrès (mortier et pilon)

Le mehrès (mortier et pilon)
Le mehrès (mortier et pilon)
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Cet objet, le mehrès, familier à nos cuisines, est constitué d’un mortier qui tient son nom du latin mortarium et d’un pilon, du verbe latin pilare, signifiant « appuyer » fortement.

Son histoire remonte à l’Antiquité où mortier et pilon étaient utilisés par les apothicaires et les préparateurs pour piler les divers produits de la pharmacopée en vue de préparations pharmaceutiques.
Ils sont d’ailleurs restés l’un des symboles les plus fréquents de la profession à travers le monde.

Héla Msellati

Fabriqués en bois, en pierre, en porcelaine, en métal ou en verre, ils ont ensuite servi dans les sociétés traditionnelles à broyer les grains lorsque les moulins n’existaient pas encore, ou pour des préparations culinaires plus délicates ; dans les mélanges d’épices de la cuisine indienne, dans l’aïoli ou le pistou. Ce dernier doit d’ailleurs son nom au pilon, ou piston.

Au Japon, la cuisine nippone utilise une sorte de mortier allongé, que l’on peut voir dans plusieurs mangas, et dans lequel le pilon est remplacé par une roue.
Au Mexique, les mortiers traditionnels, sont faits de basalte.

Le mehrès tunisien

Notre mehrès est constitué d’un récipient cylindrique et d’un bras qui sert à broyer le contenu du récipient. Très utilisé dans les cuisines traditionnelles du Maghreb, le mortier maghrébin est le plus souvent en métal, plus précisément en cuivre jaune. En pierre dans certaines zones rurales, il est utilisé pour piler les épices ou pour préparer les pâtes à base d’ail et d’épices. Il servait à broyer les grains de café,  et continue à être utilisé pour les épices comme le cumin ou le poivre, les légumes comme le persil, la coriandre et l’ail.

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Moulin d Or